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Recyclez vos disques SATA en disques externes

SATA docking station en USB ou Firewire

dans bosser partout | mémoire | usages

Quand je regarde dans le rétroviseur de mon activité (relire cette vieille chronique de 2001), j'ai consommé depuis 1984 des tas de disques, de disquettes, de bandes, de Bernoulli, Jazz, etc. Bref, des supports magnétiques en pagaille…! Or depuis près de 5 ou 6 ans, je ne grave plus de DVD, quasiment plus de CD-Rom, je n'utilise plus de supports amovibles. Tous les contenus de mes CD et DVD d'archives sont désormais sur des disques durs (autre chronique, mais de février 2006) rapides et nettement plus vastes en terme de volume.

Pour résumer, mon unité de compte est le disque dur de 750 Go…! En attendant la prochaine génération. Mais ce qui me gène avec les disques durs, ce sont les boîtiers externes avec chacun leur look spécifique et leur alimentation différente (chaque fabricant s'ingénie à avoir une connexion électrique différente)…!

Récemment, l'alimentation de mon CalDigit s'est suicidée mais, heureusement, le support de CalDigit aux USA m'a fait parvenir son replaçant par la voie des airs… Pendant quelques semaines, je me suis posé la question que faire si cette alim était introuvable. Comme les disques de la solution CalDigit sont disposés dans des tiroirs qui leur servent de berceaux amovibles, il me suffisait de dévisser chaque disque maintenu dans ce dispositif et le relier autrement… Oui, mais comment hormis un passage dans mon G5…?

La solution de dépannage envisagée à l'époque reste un périphérique proposé par MacWay, le SI-7908, un simple connecteur SATA avec son alimentation et un câble USB 2 que l'on trouve disponible sous divers kits. Depuis ce même revendeur propose des solutions en FireWire 400 plus rapides, voir ici ou . Et même une version USB multidock. Bien évidemment, cela ne fonctionne malheureusement pas pour les disques IDE ou autres (c'est bien dommage d'ailleurs) que je possède mais, désormais, je n'acquière plus que du SATA que je peux ainsi loger dans ce système basique et efficace.

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Ici, mon fidèle Maxtor 160 Go interne arrivé avec mon G5 bi-pro poursuivant une seconde carrière en tant que disque de sauvegarde externe.

La seule faiblesse réside dans le manque de ventilation du disque mais à usage de backup, c'est suffisant. Je pense à notre ami Laurent Thion (…dont vous avez pu lire le test sur le Nikon D90 ou encore les livres sur le D3 ou D300) qui réalise fréquemment pour ses clients de très gros panneaux à partir de centaines d'images au format RAW. Voici une solution astucieuse qui lui évitera d'avoir des armoires remplies d'alimentations et de câbles inutiles. Il lui suffit d'ajouter directement sur le corps métallique de chaque disque le numéro et la date de chaque mission ainsi sauvegardée…

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Ce sont les connecteurs de gauche qui sont standards…

Pour ma part, c'est une solution vers laquelle je me dirige car il me semble que c'est l'une des plus écologiques et certainement la plus économique. Moins sophistiquée que celle proposée par CalDigit avec ses tiroirs mais plus universelle…

Bien évidemment entre FireWire et USB, la vitesse est différente. Mais si l'on part du principe que chaque disque n'est plus qu'un simple support de stockage, les 16 Mo — et des poussières — par seconde de transfert constatés sont bien suffisants…

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Note(s) de lecteur(s)…

Patrick de Bruxelles nous signale cette autre possibilité…!

André Sterpin (un autre belge…) ajoute ceci…
Perso, j'emploie ceci qu'on peut voir …!

Merci André et Patrick…!

le 17/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Cahier 7 d’exercices Photoshop | Retouche beauté

Pascal Curtil

dans mémoire | outils | usages

Avant tout, l'auteur peut remercier tous ceux qui ont prêté leurs visages et leurs corps pour la mise en place de ces 33 exercices.…! Dans l'ensemble, si les retouches sont spectaculaires, je préfère pour ma part les visages d'origine mais ceci est un autre débat…!

Après son Cahier 5 d'exercices Photoshop | Trucages et photomontages, Pascal Curtil nous entraîne dans l'univers des plastiques de rêve… Comment ajouter des biscotos sur des bras maigrelets, dessiner des tablettes de chocolat sur des ventres relâchés, ajouter du volume à des poitrines menues, effacer les poignées d'amour et autres doubles mentons, étirer les jambes, virer rides, cernes et combattre la calvitie…

Bref, répondre virtuellement aux canons de la beauté actuelle sans dispendieux traitement chirurgical. En résumé, ne plus vieillir, demeurer éternellement jeune et en forme, rester bronzé toute l'année…!

Les copies d'écran sont bien choisies et les exercices progressifs pour vous permettre d'intervenir assez vite sur vos propres images à corriger. Un CD-Rom avec les photos, avant et après traitement, est ajouté à l'ouvrage. Bref, un véritable cours que vous pourrez dérouler à votre tempo en suivant pas-à-pas les instructions dévoilées par l'auteur, histoire de vous former seul à ces techniques.

Ces traitements sont intéressants par l'emploi même des divers outils proposés par l'auteur, amusants car faire évoluer un visage est souvent plus explicite que de traiter un paysage ou un objet.

En même temps, une fois ces exercices réalisés, l'association des bons outils aux problèmes à traiter, la question qui reste en arrière-plan — et qui n'est pas l'objet de ce livre passionnant d'exercices, on s'en doute — reste À quoi sert cette débauche de retouches…? Pourquoi masquer rides et surcharge pondérale…?! Qui décrète ces OPA d'embellissement virtuelle sur les images de mode…? Quelle image souhaitons-nous réellement projeter de notre monde…?

Cela me remet en mémoire une discussion avec Peter Gabor sur notre société de plus en plus lisse où la moindre aspérité gênante (aux yeux de qui…?) est soigneusement gommée… Alors chaussons nos lunettes roses et apprenons à embellir (sic…!) corps et visages pour les rendre plus présentables…!!

Cahier 7 d'exercices Photoshop | Retouche beauté
Pascal Curtil
Eyrolles
9782212123982 | 19,90 €



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Note(s) de lecteur(s)…

J'ai reçu un courriel de Jean-François Vibert qui n'est pas en accord avec la chronique qui précède (il y reviendra sur son blog prochainement, dit-il). Je n'ai ni l'envie ni le temps de polémiquer.
Pour ma part, les choses me semblent claires : il n'y a jamais réellement de "mauvais" livres, seulement des angles éditoriaux plus ou moins pertinents à nos propres yeux sans oublier nos propres dispositions d'esprit, nos partis pris au moment de la lecture.
Enfin, le lecteur n'est nullement passif et conserve son libre arbitre tant en lisant les chroniques ici-même qu'en feuilletant l'ouvrage virtuellement (…sur le lien cité qui conduit vers eyrolles.com, vous avez 6 fichiers au format .pdf à télécharger pour vous faire votre propre opinion…!).
C'est dit.

le 05/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ville lumière, années noires

Les lieux du Paris de la collaboration par Cécile Desprairies

dans ancres | architecture | mémoire

Voici un excellent guide qui m'a remis dans l'ambiance de l'excellent polar de Patrick Pécherot, Boulevard des Branques. Déjà dans son livre, ce dernier situait une scène Hôtel du Continent, rue du Mont-Thabor. Il se trouve que j'ai bossé non loin de là dans cette rue pendant des années. Mais en feuilletant le livre de Cécile Desprairies, mon environnement familier a soudain changé de couleur même si j'avais eu vent du passé vert de gris de certains immeubles du quartier.
Comme l'écrit Pierre Assouline dans la préface…
Qui était là avant ? Il n'est pas de piéton de Paris qui ne se soit jamais posé la question en s'arrêtant devant un immeuble qui lui rappelait quelque chose ou quelqu'un. Les façades haussmanniennes sont autant de déclics de la mémoire. La pierre de taille agit comme une madeleine.

De fait, pendant les quatre années de l'occupation allemande, du 14 juin 1940 au 25 août 1944, ce sont près de 40 000 logements qui furent réquisitionnés ainsi que 400 hôtels… Dans ce livre, seuls 140 dans 20 arrondissements ont été sélectionnés… Je me demande à ce propos si Cécile Desprairies ne devrait pas compléter son livre d'une carte complète sous maps.google.fr…

Ainsi, à deux pas de la rue du Mont-Thabor, il y a le Musée du Jeu de paume qui devint le ministère du Reich pour les territoires occupés de l'Est (en gros, un gigantesque garde meubles d'œuvres d'art spoliées dans lequel Göring vint une vingtaine de fois enrichir sa collection personnelle). Rue de Rivoli au 242, une Agence de renseignements qui abrite, aujourd'hui, nombre de bureaux dont le cercle Suédois, à deux pas de la rue Rouget de Lisle que j'ai emprunté mille fois. L'Hôtel Intercontinental fût le Tribunal de Kommandantur du Grand-Paris, le Ministère de la Justice, place Vendôme, garda son affectation avec la commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. L'Hôtel Ritz devint la Résidence privée des Maréchaux, Amiraux et Ministres. L'Hôtel Meurice, désormais propriété du sultan de Brunei, était le siège de la Kommandantur du Grand-Paris. Enfin, rue des pyramides, on trouvait le siège du Parti populaire français de Jacques Doriot. Etc.

Cette lecture étonnante des lieux de Paris mérite toute votre attention. Entre les cercles militaires, les officines diverses des collaborateurs, les lieux de plaisir comme la maison close Le Chabanais, d'autres de torture ou encore le Ministère de l'Information et de la Propagande, depuis 1981, siège du Parti Socialiste, le télescopage de l'histoire avec l'architecture est saisissante. Ce livre offre une autre lecture de Paris, lecture d'une histoire assez proche.

Étudiant en Architecture, j'avais dévoré le dictionnaire historique des rues de Paris édité aux Éditions de Minuit, voici une nouvelle couche d'informations qui devraient être prise en compte dans le cadre d'une prochaine réédition…

Bref, à parcourir si vous avez l'occasion de vous l'offrir ou vous le faire offrir…

Ville lumière, années noires
Les lieux du Paris de la collaboration
Cécile Desprairies
Préface de Pierre Assouline
Denoël
9782207259252 | 30 €



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le 25/12/2008 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #